Lieu culturel

Musée Zadkine

Musée Zadkine est un lieu culturel référencé à Paris, utile pour retrouver les expositions liées à ce lieu et ses principaux repères de visite.

Vue de Musée Zadkine

Exposition Musée Zadkine

Les expositions reliées à Musée Zadkine, avec les premiers repères utiles pour comprendre la programmation du lieu.

Aucune exposition en cours consolidée pour le moment

La programmation du lieu s'enrichira au fil des prochaines ouvertures.

Comprendre le musée Zadkine

Zadkine.paris.fr
Zadkine.paris.fr

Le musée Zadkine fait partie de ces lieux parisiens que l’on comprend en les replaçant dans leur géographie intime, leur histoire d’atelier et leur rythme d’œuvre. Au 100 bis rue d’Assas, à deux pas du jardin du Luxembourg et de Paris rive gauche, la visite n’a rien d’un grand musée encyclopédique: on entre dans une maison-atelier, dans un jardin de sculptures, dans un espace où la création a laissé ses traces concrètes. Cette échelle domestique change tout. Elle permet de saisir comment un artiste majeur du XXe sièclé a travaillé, enseigné, reçu, repris ses formes, déplacé ses matières et construit une œuvre qui compte parmi les grands chapitres de la sculpture monumentale.

Le lieu raconte d’abord Ossip Zadkine, que les sources du musée datent de 1888 à 1967, né à Vitebsk, formé en partie à Londres, arrivé à Paris en 1910, puis installé rue d’Assas à partir de 1928 avec la peintre Valentine Prax. Il raconte aussi une idée plus vaste: celle d’un artiste de l’École de Paris qui dialogue avec les avant-gardes sans se laisser enfermer dans une formule unique. Si l’on veut situer Zadkine sur la carte mentale du modernisme, il faut penser aux voisinages avec Brancusi, Lipchitz, Soutine, Chagall ou Modigliani, mais aussi à la manière dont il transforme ces affinités en voix propre.

C’est ce qui rend le musée si attachant aujourd’hui. On y vient pour voir des bois, des pierres, des plâtrès, des bronzes, des dessins, des archives, et l’on repart souvent avec une perception plus nette du travail de la forme. Là où d’autres institutions présentent une carrière en vitrine, le musée Zadkine présente une vie de création inscrite dans un lieu précis. La maison, les verrières, l’atelier du jardin et les œuvres en plein air composent une lecture continue: on passe du biographique au plastique, de la matière au contexte, du geste individuel à tout un pan de l’art moderne parisien.

Un atelier devenu musée

Le premier point fort du lieu tient à son statut d’atelier conservé. Zadkine et Valentine Prax vivent ici de 1928 à 1967. Le musée occupe donc l’espace même où l’artiste a travaillé pendant presque quarante ans, ce qui lui donne une densité rare. La rue d’Assas n’est pas seulement une adresse pratique dans le 6e arrondissement: elle devient un poste d’observation sur la vie d’artiste à Montparnasse, sur la sociabilité de la rive gauche et sur la manière dont un sculpteur construit son univers au fil des décennies. Cette continuité donne au visiteur la sensation d’entrer dans un lieu resté fidèle à une logique d’usage, et pas seulement à une logique d’exposition.

Cette histoire du lieu passe aussi par Valentine Prax, peintre souvent moins commentée que Zadkine, mais décisive dans la survie du site. Après la mort du sculpteur en 1967, elle se consacre à la protection de son œuvre et organise la transmission de l’ensemble à la Ville de Paris. Les sources du musée rappellent qu’elle lègue en 1978 la totalité de ses biens à la municipalité, puis confirme cette volonté par testament. Après son décès en 1981, le projet aboutit et le musée Zadkine est inauguré le 19 avril 1982. Ce passage de l’atelier privé au musée municipal raconte une fidélité conjugale, mais aussi une idée très parisienne du patrimoine: faire d’un lieu de travail un lieu public sans lui faire perdre son âme matérielle.

Le musée a ensuite connu un moment charnière avec sa réouverture du 10 octobre 2012. Après une année de travaux, Paris Musées présente un site rendu plus accessible et un accrochage repensé autour de la matière. Ce choix n’a rien d’anecdotique. Il recentre la visite sur les différences entre terre, bois, pierre et plâtre, autrement dit sur ce qui fait la singularité de Zadkine. Dans un musée de sculpture, cette orientation est essentielle: elle rappelle que la modernité ne tient pas seulement à un style, mais aussi à la manière de travailler un matériau, d’en accepter la résistance, d’en exploiter les accidents et d’en tirer une présence.

Depuis cette réouverture, le musée assume un double rôle. D’un côté, il protège un site biographique, avec sa maison, ses ateliers, son jardin et ses archives. De l’autre, il agit comme un musée de recherche et de programmation, capable de proposer des expositions précises, de revisiter les collections et de replacer Zadkine dans les débats historiques, esthétiques et techniques de son temps. C’est cette double échelle qui fait sa force: l’intimité du lieu et l’ambition du propos.

Des origines à Paris: se faire sculpteur

Pour comprendre ce que l’on voit rue d’Assas, il faut remonter au parcours de Zadkine. Né à Vitebsk dans l’Empire russe, il passe par Londres, où il découvre des conditions de vie rudes et une formation tournée vers la pratique, avant de gagner Paris en 1910. Ce déplacement compte beaucoup. Paris est alors le centre actif des avant-gardes, le lieu où se croisent artistes étrangers, écrivains, marchands, ateliers, académies, cafés et expériences plastiques. Pour un jeune sculpteur, y arriver à ce moment-là revient à entrer au cœur d’une machine de transformation artistique.

Zadkine rejoint ce milieu cosmopolite que l’on appelle l’École de Paris, formule commode pour décrire une constellation plutôt qu’une école au sens académique. Le musée invite justement à lire cette appartenance comme un réseau de proximités, de circulations et d’échanges. Rue d’Assas, l’artiste apparaît moins comme un solitaire isolé que comme un acteur d’un monde en mouvement. Sa carrière se développe dans un voisinage où l’on retrouve la construction plastique du cubisme, les recherches de Brancusi sur la simplification, l’énergie de Lipchitz, la tension expressive de Soutine ou le lyrisme de Chagall.

Le cas de Modigliani est particulièrement éclairant. Le musée Zadkine lui a consacré en 2024-2025 l’exposition Modigliani / Zadkine. Une amitié interrompue, montrant à quel point ces trajectoires se croisent dans le Montparnasse des années 1910. Cette exposition n’a pas simplement ajouté un épisode biographique à la carrière de Zadkine: elle a révélé comment les débuts parisiens s’inscrivent dans un monde de camaraderie, de précarité, d’émulation et de rivalité féconde. Pour lire le musée, cette donnée compte beaucoup. Les œuvres de Zadkine ne naissent pas dans un vide; elles se forment dans un tissu d’expériences communes, de regards croisés et de réponses à la modernité naissante.

Très tôt, Zadkine s’attache à la taille directe, technique que le musée met bien en valeur. Dans cette approche, le sculpteur travaille la matière sans passer d’abord par tous les relais académiques du modelage puis de la transposition. Il y a là un rapport frontal au bloc, à la veine du bois, à la densité de la pierre, à la logique interne du matériau. Cette relation explique en partie l’allure de nombreuses pièces conservées ou évoquées au musée: corps fragmentés, profils simplifiés, creusements, rythmes anguleux, volumes à la fois massifs et ouverts. Zadkine rejoint ainsi une modernité qui préfère la structure à l’illusion descriptive.

«  Le grand atelier était très clair. Mes grands bois y faisaient bonne impression. »

Ossip Zadkine, cité par Paris Musées dans l’article "Nouvel accrochage au musée Zadkine", publié le 13 juillet 2021.

Cette phrase, courte et très concrète, dit bien ce que le musée permet de ressentir. L’atelier n’est pas un décor rapporté après coup. Il est un outil de travail, un cadre lumineux, un volume d’expérimentation. Le visiteur comprend alors pourquoi la question de l’espace compte autant pour un sculpteur. La pièce, la hauteur, la lumière, la circulation autour des masses jouent un rôle presque aussi décisif que la matière elle-même.

Les ruptures de 1914 et de 1940

Le parcours de Zadkine n’est pas linéaire, et le musée gagne à être lu à partir de ses grandes fractures. La première est celle de la Première Guerre mondiale. Les années qui précèdent 1914 sont celles d’un apprentissage parisien, de rencontres et d’une entrée progressive dans les avant-gardes. Puis vient la guerre, et avec elle une coupure brutale. Zadkine s’engage comme brancardier en 1915, est gazé, traverse une longue convalescence. Cette expérience change le rapport au corps, à la violence et à la vulnérabilité. Même lorsque le musée ne transforme pas cette biographie en démonstration appuyée, elle reste présente en sourdine dans la manière dont certains volumes semblent blessés, ouverts, tendus vers une reconstruction impossible.

La seconde grande rupture survient pendant la Seconde Guerre mondiale. En juin 1941, Zadkine quitte la France pour les États-Unis. L’exil américain, confirmé par les sources du musée, compte autant comme épisode de survie que comme déplacement professionnel. Il y enseigne la sculpture, notamment à New York puis à Black Mountain College avant son retour en France en 1945. Cette parenthèse agit à plusieurs niveaux: elle interrompt la vie rue d’Assas, élargit l’horizon international de l’artiste et modifie son rapport à la transmission. Le musée, en évoquant ses ateliers et son enseignement, rappelle que Zadkine n’est pas seulement un créateur de formes; il est aussi un passeur de méthodes, un artiste qui pense par le faire et par le partage du faire.

Ces deux ruptures, 1914 et 1940, donnent une profondeur particulière à la visite. Elles empêchent de réduire Zadkine à la seule élégance d’un jardin de sculptures. Le musée n’est pas un refuge hors du temps. C’est un lieu où se lisent les secousses du XXe sièclé, leurs effets sur les trajectoires d’artistes étrangers à Paris, et la façon dont un sculpteur transforme l’épreuve en langage plastique. Cette lecture donne aussi son sens au grand chef-d’œuvre public de l’après-guerre.

La Ville détruite: l’acmé d’une carrière

Si l’on devait choisir une œuvre pour résumer la portée historique de Zadkine, ce serait souvent La Ville détruite, inaugurée à Rotterdam en 1953. Le musée n’abrite pas ce monument, mais il permet d’en comprendre l’arrière-plan. Réalisée en réponse à la destruction de la ville par le bombardement de 1940, cette figure au corps ouvert, bras levés, poitrine déchirée, condense plusieurs dimensions de la sculpture zadkinienne: la fragmentation, l’élan vertical, la douleur incarnée et la capacité à donner une forme universelle à une tragédie historique précise.

Pourquoi parler autant de Rotterdam dans un musée de la rue d’Assas Parce que cette œuvre sert d’acmé pour lire tout le reste. Elle montre comment un travail né dans l’intimité de l’atelier peut accéder à une portée publique, monumentale et civique. Elle révèle aussi que Zadkine dépasse les catégories trop étroites. On le rapproche souvent du cubisme, et ce repère reste utile pour comprendre sa construction des volumes. Mais La Ville détruite montre tout autant sa capacité à tendre vers l’expression, vers une forme presque tragique du monument moderne, où l’abstraction de la construction reste inséparable d’un cri humain.

Dans la visite du musée, cette œuvre agit comme un horizon. Les sculptures plus petites, les dessins, les variations sur le corps, les figures mythologiques ou animales prennent soudain une autre ampleur lorsqu’on les relie à ce sommet de la carrière. On voit mieux le chemin parcouru depuis les premières recherches parisiennes, les expérimentations sur la taille directe, les influences du début du sièclé, les séjours grecs, l’exil américain, puis la consécration internationale des années 1950-1960. Le musée Zadkine est ainsi un lieu minuscule par sa taille, mais immense par la profondeur des correspondances qu’il active.

Un dialogue avec les avant-gardes, sans effacement de la singularité

L’un des grands intérêts du musée est d’aider à situer Zadkine sans le dissoudre dans la catégorie floue des avant-gardes. Oui, son œuvre dialogue avec Brancusi, Lipchitz, Soutine, Chagall et d’autres figures du Paris moderne. Oui, les années 1910 et 1920 l’exposent à la recomposition des formes, à l’influence de Picasso et du cubisme, à la circulation des arts dits primitifs, à l’intérêt pour les archaïsmes et pour l’art grec. Mais le musée insiste aussi, très justement, sur ce qui empêche toute assimilation rapide.

Chez Brancusi, la simplification peut tendre vers une pureté très concentrée. Chez Lipchitz, la construction cubiste pousse souvent vers des agencements plus analytiques. Chez Zadkine, la forme garde souvent une vibration plus organique, plus lyrique, parfois plus dramatique. Les corps s’ouvrent, se creusent, se contorsionnent, tout en conservant une lisibilité humaine. C’est cette oscillation entre construction et élan sensible qui rend sa sculpture immédiatement reconnaissable. Le musée donne au public les moyens de voir cette singularité dans les détails de surface, dans le traitement des torses, dans la manière d’accorder les pleins et les vides.

Le dialogue avec Soutine et Chagall se joue autrement. Il passe moins par la technique que par l’atmosphère de l’École de Paris, par la circulation entre artistes venus d’ailleurs, par cette façon de faire de Paris un laboratoire d’invention plutôt qu’un simple décor. Quant à Modigliani, il rappelle que la question de la figure humaine, de l’amitié et de l’interruption des trajectoires est au cœur même du récit zadkinien. La programmation récente du musée, en mettant ces voisinages au premier plan, permet d’élargir la visite bien au-delà d’une monographie fermée sur elle-même.

Un musée qui expose aussi Valentine Prax

Un autre mérite du musée consiste à ne pas réduire l’histoire du lieu à la seule biographie de Zadkine. Valentine Prax y apparaît comme peintre, comme compagne d’atelier et comme fondatrice indirecte du musée. Cette présence change la lecture du site. Elle rappelle que la rue d’Assas fut un espace partagé, un lieu de travail à deux voix, traversé par des pratiques différentes mais compatibles. Voir ou simplement savoir que le musée conserve aussi un fonds d’œuvres de Prax déplace la perspective: l’histoire du lieu devient celle d’un couple d’artistes et d’une transmission concertée.

Cette donnée a une portée patrimoniale forte. Le musée Zadkine n’est pas seulement le sanctuaire d’un grand homme. C’est un lieu où l’on peut réfléchir aux formes de visibilité, d’oubli et de réparation au sein de l’histoire de l’art. La présence de Prax, qu’il s’agisse de ses œuvres ou de son rôle dans la création du musée, donne au parcours une profondeur supplémentaire. Elle permet aussi de comprendre pourquoi la maison conserve quelque chose d’un équilibre domestique et d’un atelier partagé, là où d’autres musées monographiques tendent à figer le génie en statue.

La programmation récente: des monographies ouvertes sur des résonances plus larges

Le musée Zadkine d’aujourd’hui se distingue par une ligne de programmation particulièrement lisible. Depuis la nomination de Cécilie Champy-Vinas comme directrice, annoncée par Paris Musées le 27 septembre 2021 pour une prise de fonction à la mi-octobre 2021, le lieu affirme une politique d’exposition vouée à replacer Zadkine dans son contexte de création tout en restant ouverte aux questionnements contemporains. Cette formule institutionnelle pourrait sembler abstraite; dans les faits, elle produit une ligne curatoriale très cohérente.

L’exposition Ossip Zadkine. Une vie d’ateliers, présentée de novembre 2022 à avril 2023 pour les 40 ans du musée, a constitué un jalon majeur. Elle revenait au cœur du sujet: l’atelier comme lieu de travail, d’enseignement, de sociabilité et de fabrication. En racontant les différents ateliers de l’artiste, elle faisait du musée lui-même un instrument de lecture. Autrement dit, elle utilisait le lieu pour éclairer l’œuvre, et l’œuvre pour réinterpréter le lieu. Pour un petit musée monographique, c’est une stratégie curatoriale particulièrement efficace. La proximité avec d’autres artistes-sculpteurs, comme Chana Orloff ou Giacometti, aide aussi à replacer Zadkine dans un sièclé de formes très inventives.

Le cycle s’est poursuivi avec Modigliani / Zadkine. Une amitié interrompue, visible entre novembre 2024 et mars 2025, qui examinait une relation artistique jamais explorée à cette échelle. Puis, selon Paris Musées, l’exposition Zadkine Art déco est programmée du 15 novembre 2025 au 12 avril 2026. Ce projet éclaire un pan encore mal connu de l’artiste: ses liens avec les arts décoratifs, l’Exposition de 1925, les grands décors et les collaborations avec architectes et décorateurs. On voit bien la logique d’ensemble: partir de Zadkine, ouvrir vers ses amitiés, ses réseaux, ses commandes, ses décors, ses contextes historiques. Le musée demeure monographique, mais la monographie devient un point de départ plutôt qu’un enclos.

Cette ligne se lit aussi dans les activités culturelles du musée, qui activent le jardin, la musique, la poésie ou l’aquarelle. Les rendez-vous organisés au printemps et à l’été 2025 montrent qu’il ne s’agit pas seulement d’accrocher des sculptures, mais de faire vivre le site comme un lieu de perception et de transmission. Dans un quartier souvent associé à l’histoire littéraire et intellectuelle de la rive gauche, cette ouverture a du sens: elle fait du musée un espace habité, où l’on vient autant pour un climat que pour un nom célèbre.

Pourquoi ce lieu compte dans le paysage parisien

Dans le grand paysage des musées de Paris, le musée Zadkine occupe une place singulière. Il n’a ni la taille du Centre Pompidou, ni l’effet de collection totale d’un grand musée d’art moderne. Sa force réside ailleurs: dans une échelle humaine, dans la préservation d’un atelier-musée, dans la possibilité de lire un artiste par ses espaces de travail, et dans une programmation assez fine pour dialoguer avec des enjeux historiques plus vastes. Cette singularité explique pourquoi de nombreux visiteurs le considèrent comme une étape précieuse entre grands musées et lieux plus secrets.

Enfin, le musée compte parce qu’il tient ensemble des temporalités différentes. Il montre les débuts des avant-gardes dans le fin XIXe-début XXe, les fractures des guerres mondiales, la maturité du XXe sièclé, le legs de Valentine Prax, la transformation en musée municipal et la réactivation contemporaine du site. Peu de lieux aussi modestes en apparence offrent une telle densité d’histoire artistique, de biographie et de patrimoine. Pour qui s’intéresse à Ossip Zadkine, à la sculpture, au cubisme, aux avant-gardes ou tout simplement à la manière dont Paris conserve ses ateliers d’artistes, la visite possède un véritable pouvoir de clarification.

Comment visiter le musée Zadkine

La meilleure manière d’aborder le musée consiste à accepter son rythme. On gagne à commencer par le lieu: regarder le jardin, sentir l’échelle du site, observer les verrières, comprendre la succession maison-atelier-extérieur. Ensuite seulement, les œuvres prennent toute leur force. Les sculptures ne sont plus des objets posés dans une salle neutre; elles apparaissent dans un ensemble d’espaces pensés pour la création, l’étude, le stockage, l’échange et la contemplation. Cette disposition aide énormément les visiteurs qui disent parfois ne pas savoir comment regarder la sculpture. Ici, le lieu apprend à regarder.

Il est aussi utile d’avoir en tête quelques repères simples: 1910 pour l’arrivée à Paris, 1928 pour l’installation rue d’Assas avec Valentine Prax, 1941-1945 pour l’exil américain, 1953 pour La Ville détruite, 1978 pour le legs à la Ville de Paris, 1982 pour l’ouverture du musée, 2012 pour la grande rénovation et la nouvelle présentation des collections. Avec cette petite chronologie en tête, la visite devient particulièrement lisible. Chaque salle, chaque atelier, chaque œuvre se rattache à un moment de trajectoire.

A qui ca s’adresse

  • Aux visiteurs qui aiment les petits musées de caractère, les maisons d’artistes et les lieux où l’on comprend une œuvre par son espace de travail.
  • À celles et ceux qui veulent un point d’entrée clair vers Ossip Zadkine, l’École de Paris, la taille directe et les dialogues avec les avant-gardes du XXe sièclé.
  • Aux personnes déjà attirées par la sculpture, par le cubisme ou par les figures de Montparnasse, mais aussi à ceux qui cherchent simplement un musée paisible, dense et très parisien.

Mouvements présents à Musée Zadkine

Les courants artistiques qui reviennent dans la programmation.

Juan Gris, Portrait of Pablo Picasso

Cubisme

Le cubisme decompose les formes et reorganise l'espace pour montrer qu'une image peut construire le reel autrement.

Mouvement Cubisme
Escalier Art déco

Art déco

L'Art deco propose une modernite plus geometrique, plus urbaine et plus stylisee, sans renoncer a l'elegance ni au raffinement.

Mouvement Art déco
Wassily Kandinsky, Composition 8

Art moderne

L'art moderne sert ici a relier les avant-gardes, les ruptures formelles du XXe sièclé et les expositions qui aident à comprendre comment Paris reste un point de lecture majeur de cette modernite.

Mouvement Art moderne

Artistes présentés à Musée Zadkine

Les artistes les plus présents dans la programmation.

Infos pratiques

Venir, comprendre les horaires et préparer la visite.

📍 Adresse

100 bis rue d'Assas, 75006 Paris

⏰ Horaires

Le musee annonce une fermeture jusqu'au 22 mai 2026 inclus; hors fermeture temporaire, ouverture reguliere du mardi au dimanche de 10h a 18h.

🎫 Tarif

Parcours des collections permanentes gratuit; exposition temporaire plein tarif 11 EUR, tarif reduit 9 EUR.

🚇 Transport

Metro 12 Notre-Dame-des-Champs · Metro 4 Vavin · RER B Port-Royal

⚠️ Avant d'y aller

  • La fiche rassemble les expositions liées à Musée Zadkine et les repères utiles pour préparer une visite à Paris.
Voir l'itinéraire sur Google Maps

Anciennes expositions

Archive des expositions terminées à Musée Zadkine.

FAQ

Les questions les plus utiles si tu envisages une visite à Musée Zadkine.

Quelles expositions voir à Musée Zadkine en ce moment ?

La programmation de Musée Zadkine est encore légère sur la page, mais les prochaines ouvertures viendront enrichir cette fiche.

Pourquoi visiter Musée Zadkine ?

Cécilie Champy-Vinas, conservatrice en chef et directrice du musée Zadkine Emmanuel Bréon, conservateur en chef honoraire et président d’Art déco de France Avec la collaboration d’Anne-Cécile Moheng, attachée de conservation au musée Zadkine

Comment venir à Musée Zadkine ?

Accès : Adresse: Paris.

Faut-il réserver pour visiter Musée Zadkine ?

Cela dépend des expositions en cours. Quand une réservation partenaire fiable existe, elle s'affiche sur la page ; sinon, la fiche reste centrée sur la programmation et les informations pratiques.

Quel type d'expositions retrouve-t-on à Musée Zadkine ?

La programmation du lieu se précisera à mesure que de nouvelles fiches d'exposition viendront enrichir la page.

Pourquoi suivre régulièrement Musée Zadkine ?

Musée Zadkine mérite d'être suivi dans la durée, surtout si tu veux repérer les moments où sa programmation devient plus forte.