Fiche exposition

Une assemblée des gestes (épisode 1)

Aux Magasins Généraux à Pantin, Une assemblée des gestes met en dialogue pratiques chorégraphiques, artisanales et domestiques dans une exposition conçue avec le Centre national de la danse.

Une assemblée des gestes (épisode 1)
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Description de la visite

Aux Magasins Généraux, Christian Rizzo et Anne-Laure Lestage font du geste un terrain commun entre danse, artisanat et quotidien.

Le parcours réunit objets, structures, installations et œuvres produites autour d’un dialogue entre le chorégraphe Christian Rizzo et la commissaire Anne-Laure Lestage. Présentée aux Magasins Généraux dans la programmation hors les murs du Centre national de la danse, Une assemblée des gestes aborde le geste comme sujet, outil de recherche et forme à part entière. Les pratiques chorégraphiques, artisanales et domestiques y sont rapprochées pour montrer comment le mouvement du corps rencontre le travail de la main.

L’exposition est construite comme un espace de fabrication et d’expérimentation collective. Des objets réalisés à cette occasion prennent place dans les Magasins Généraux et restent visibles pendant toute la durée du premier épisode. La logique du cycle permet de considérer le geste dans plusieurs contextes: danse, construction, soin, répétition quotidienne, transmission d’un savoir-faire. Le lien avec le CN D donne au projet un ancrage précis dans la recherche chorégraphique et la ressource professionnelle.

On retient l’intelligence d’un sujet simple en apparence. Le geste précède souvent l’œuvre, mais il disparaît derrière elle; ici, il devient le centre de l’attention. La visite permet de regarder autrement un mouvement banal, une manipulation, une posture, un effort ou une habitude. À Pantin, les Magasins Généraux offrent une échelle juste à cette réflexion, entre espace industriel reconverti, scène chorégraphique et fabrique collective.

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Contexte culturel et artistique

Le lieu et son horizon culturel

Magasins Généraux s’ajoute au paysage culturel de Pantin comme un lieu culturel, avec un contexte qui mérite d’être lu à travers son histoire, son adresse et les expositions qu’il accueille.

Visuel documentant Magasins Généraux Pantin
Wikimedia Commons

Le cadre culturel

Magasins Généraux fonctionne ici comme un lieu culturel à Pantin, à suivre autant pour son identité propre que pour les expositions qui y trouvent un contexte cohérent.

Visuel documentant Magasins Généraux Pantin
Wikimedia Commons

Pourquoi ce sujet parle encore aujourd’hui

Présentée du 4 avril au 24 mai 2026, l’exposition imagine le geste comme moteur du faire et méthode de composition. Le premier épisode réunit artistes, commissariat et programmation associée dans un format très lisible pour donner enfin à Pantin un premier ancrage exposition réellement exploitable.

Visuel documentant Magasins Généraux Pantin
Wikimedia Commons
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Focus sur les œuvres

Wearing the dead

Wearing the dead, créé parDarius Dolatyari-Dolatdousten 2020, est une œuvre textile et performative présentée dans le contexte deUne assemblée des gestes (épisode 1)aux Magasins Généraux, en lien avec le CN D. Le magazine du Centre national de la danse l’illustre avec Maureen Béguin et rattache l’artiste à une pratique transversale mêlant arts visuels, textile, performance et chorégraphie. Sa technique associe costume, textile, patchwork et activation corporelle; sa conservation relève du régime contemporain de l’œuvre portée, documentée et réactivée.

Cette œuvre est centrale pour comprendre l’exposition comme un espace de gestes plutôt que comme une simple salle d’objets. Un vêtement porté n’est jamais neutre: il transforme l’allure, la posture, la mémémoire du corps. Chez Dolatyari-Dolatdoust, le costume devient un lieu de métamorphose, traversé par l’exil, les archives familiales, les imaginaires persans et les formes hybrides. Dans le parcours,Wearing the deadfait sentir ce que l’exposition cherche à rendre visible: le moment où une matière textile produit une relation, une identité provisoire, une apparition. Il faut regarder l’œuvre en pensant au corps qui l’active. Sans mouvement, le costume garde une mémémoire; avec le mouvement, il devient événement. Cette tension correspond très bien au projet de Christian Rizzo et Anne-Laure Lestage, qui interrogent ce qui reste d’un geste lorsqu’il s’arrête. L’œuvre né montre pas seulement un résultat: elle porte les traces d’un processus, d’une transmission et d’une transformation sensible.

L’instant n’a que nos gestes

L’instant n’a que nos gestes, réalisé parJordi Galíen 2025, est une œuvre performative et sculpturale documentée par le CN D dans le cadre deUne assemblée des gestes. Elle mobilise des matériaux, des équilibres, des tensions et des actions corporelles, dans une pratique où construction et chorégraphie se répondent. Sa technique relève de l’installation activée et de la performance; sa conservation passe par les traces, les objets produits, la mémémoire des actions et leur présentation auxMagasins Généraux.

Ce qu’il faut observer, c’est le rapport entre geste et gravité. Jordi Galí travaille souvent avec des matériaux simples, des structures à assembler, des forces à retenir. L’œuvre né se contente pas de montrer une sculpture achevée; elle rend sensible l’effort qui la fait exister. Dans l’exposition, cette dimension est décisive, car le projet cherche à déplacer le regard du résultat vers le faire. Une poutre, une corde, une échelle ou un assemblage peuvent devenir les témoins d’un temps de travail, d’une négociation entre corps et matière. Le visiteur voit alors que le geste n’est pas seulement expressif; il est technique, relationnel, parfois épuisant. Regarde les équilibres et les tensions comme des phrases chorégraphiques. Chaque élément semble garder la mémémoire d’une main, d’un poids, d’un ajustement. L’œuvre donne une réponse concrète à la question posée par l’exposition: que reste-t-il d’un geste quand il cesse Il reste une forme chargée, un objet qui n’est jamais complètement séparé de l’action qui l’a produit.

Les Mondailles

Les Mondailles, œuvre deDéborah Bron et Camille Sevezactivée en 2026, est une proposition performative présentée auxMagasins Générauxdans le cadre deUne assemblée des gestes (épisode 1). Le CN D la décrit comme une expérience artistique et théorique inspirée d’une tradition rurale: se réunir pour casser des noix, échanger des savoirs, des récits et des gestes. Sa technique relève de la performance-exposition, du protocole collectif et de l’activation d’un geste vernaculaire dans un contexte artistique contemporain.

Cette œuvre déplace très fortement l’idée de virtuosité. Casser des noix n’a rien d’un geste spectaculaire au premier regard. Pourtant, c’est précisément cette modestie qui intéresse l’exposition. Bron et Sevez montrent que les gestes ordinaires portent des formes de sociabilité, de mémémoire et de transmission. Dans le parcours,Les Mondaillesintroduit une dimension rurale et collective qui dialogue avec les gestes textiles, chorégraphiques ou sculpturaux. Il faut regarder le protocole autant que ce qui reste matériellement visible. Qui se réunit Que partage-t-on en répétant un geste simple Comment un savoir se transmet-il sans devenir démonstration L’œuvre donne au visiteur une autre idée de l’art: moins centrée sur l’objet autonome, plus attentive aux conditions d’apparition d’une relation. Elle rappelle aussi que l’exposition est pensée comme un atelier ouvert, où certaines actions ont lieu avant ou pendant la visite, puis laissent des traces. Le geste quotidien devient alors une forme politique discrète, capable de reconnecter territoire, corps et parole.

Pourquoi cette exposition compte

Cette exposition se distingue par un angle très lisible: mettre en dialogue pratiques choregraphiques, artisanales et domestiques, avec le geste comme moteur du faire. Le partenariat avec le Centre national de la danse donne tout de suite de la consistance a cette promesse. On comprend que la visite ne se limite pas a montrer des objets ou des performances separees, mais cherche a construire un vocabulaire commun entre corps, fabrication et composition. Aux Magasins Généraux, ce type de proposition collective trouve un terrain logique, ouvert aux croisements de scènes et de formats.

Pour le visiteur, l’intérêt du premier episode tient aussi a son caractere inaugural: il installe un point d’entrée clair sur Pantin côté expositions contemporaines. Cette fiche conviendra bien si tu aimes les parcours ou la notion de geste devient une vraie clé de lecture, capable de relier art, usage et mouvement. Le sujet pourrait sembler conceptuel sur le papier, mais les sources insistent justement sur un format lisible et accessible. C’est une bonne sortie si tu cherches du contemporain sans opacite inutile, dans un lieu qui assume une programmation en dialogue avec son territoire.

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FAQ

Que veut dire une assemblée des gestes aux Magasins Généraux

L’exposition est pensée par le chorégraphe Christian Rizzo et la commissaire Anne-Laure Lestage comme un espace de fabrication collective. Le geste y devient à la fois sujet d’étude, outil de recherche et forme artistique.

Pourquoi le Centre national de la danse est-il associé au projet

Les Magasins Généraux et leCN D Centre national de la danses’associent pour ce premier épisode. Le projet relie pratiques chorégraphiques, artisanales et domestiques, avec des œuvres et performances activées dans l’espace.

Quand et comment peux-tu visiter cette exposition à Pantin

Les Magasins Généraux annoncent l’exposition du4 avril au 24 mai 2026, de 14h à 19h, en entrée gratuite. Des visites guidées sont proposées les samedis et dimanches à 14h30 sur réservation.

Pourquoi le geste est-il traité comme une matière d’exposition

Le projet s’intéresse aux gestes chorégraphiques, artisanaux et quotidiens comme à des formes de savoir. Aux Magasins Généraux, le mouvement devient un outil pour penser le travail, le corps et la transmission.